Lieu d'art contemporain - Saint Gratien
 

Jeudi 1 Février 2018 - Samedi 24 Mars 2018


Mark Brusse

Les Collages

VERNISSAGE :

PRÉSENTATION

Tout ici, parle de souvenirs enfouis, de messages énigmatiques, d’évènements passés ou présents, d’images déformées ou transposées, de drôles de phrases accolées et surtout de poésie... 

Né en 1937 à Alkmaar en Hollande, il s’installe à Paris en 1960 et entre très vite en contact avec des membres de Fluxus, et des Nouveaux Réalistes autour de Pierre Restany. 1961, première exposition, à la Galerie du Haut Pavé, avec ses clôtures en bois très remarquées par la critique d’art. 1965, il part à New York avec une bourse du Harkness Fondation et participe activement à la vie culturelle d’avant-garde. 1968, première exposition personnelle au Stedeljk Museum d’Amsterdam. 1969, il représente seul la sculpture française à la biennale de Paris avec une installation en bois : « Occupation de l’espace ». De 1970 à 1972, il travaille à Berlin, première collaboration avec John Cage. 1975, le Musée d’Art Moderne de la ville de Paris lui consacre une exposition personnelle. 

1988, « Olympiade des Arts » de Séoul avec 35 autres sculpteurs invités, l’oeuvre « Dog’s own world » de 12 mètres de hauteur sera sa première sculpture monumentale, suivie par d’autres en France, Italie, Equateur, Taiwan, Japon, Puerto Rico, Andorre, Portugal, Maroc et en Hollande à l’aéroport d’Amsterdam. 

Depuis 1983, il séjourne pour de longues périodes de travail au Japon, en Corée du Sud et en Amérique Latine. 

En décembre 2017, il est de retour après plusieurs mois pour une résidence artistique à Cotonou, au Bénin. 

 

 

Depuis 1961, Mark Brusse a réalisé plus de 200 expositions personnelles, la dernière en 2010 au LAAC de Dunkerque. Il participe à des manifestations importantes parmi lesquelles « 12 Environnements » à Kunsthalle Berne en 1968, « Biennale de Venise » 1975, « Paris- New York » 1977, « Big Bang » en 2005 au Centre Georges Pompidou.

L’Espace Jacques Villeglé présentera pour la première fois et dans un même lieu... 40 ans de collages de Mark Brusse.

COMMISSAIRE D'EXPOSITION : Carine Roma-Clément
Extrait de l’entretien avec Carine Roma-Clément, septembre 2017

Présenter 40 ans de collages de Mark Brusse c’est montrer une part secrète de son œuvre, très rarement exposée. Le collage est un temps de création singulier dans son activité, à la fois pause, respiration profonde avant de reprendre un travail en cours. Un souffle difficilement explicable, une part de son Œuvre que nous allons déplier…

 

CRC. Comment débutent les collages, est ce que tu peux déterminer un moment précis ?

 

mb. Au milieu des années 70, je vivais à la Ruche dans un tout petit atelier. Je n’avais pas de place, je ne pouvais pas faire mes sculptures assemblage. Il y avait un marché à côté de la Ruche. Un marché de fruits et légumes et j’étais très attiré par leurs emballages, la couleur des papiers. Je trouvais aussi des bouts de papiers dans la rue, des listes de courses, des lettres. Je ramassais des journaux également. J’étais attiré par les titres, des photos souvent absurdes, drôles ou parfois curieuses. Du coup, je me suis dit pourquoi ne pas faire des collages ? Et c’est devenu une façon de m’exprimer. Par la suite, j’ai beaucoup voyagé et j’ai donc découvert de nouveaux papiers, de nouveaux journaux. Les collages sont souvent liés aux lieux où je me trouve.

 

(…)

 

CRC. Il y a une forme d’actualité qui est rendue, ta propre réflexion sur le monde. Peut-on dire que les collages sont à la fois un journal de bord et un journal intime ?

 

mb. Absolument, les deux. Ils permettent une lecture des périodes de ma vie, de mes états d’âmes successifs.

LES AFFICHES